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Droit de réponse : article Ouest-France (10/02/2023)

Lors de la signature du premier bail rural environnemental avec la commune de La Fontaine Saint-Martin, la Communauté de Communes du Pays Fléchois et la Coopérative d’Installation à l’Agriculture Paysanne, la presse était conviée. La CCPF avait prévu un communiqué de presse pour mettre en avant l’éco-pâturage communautaire, un projet sur lequel ils travaillaient depuis 2021.

Au cours de la visite des parcelles qui sont sous bail, j’ai été amené à répondre aux questions d’un journaliste, Vianney MASSE qui oeuvre pour le journal Ouest-France, pour faire connaître Écopattes et mettre en avant le projet environnemental sur le territoire.

L’article, bien qu’intéressant sur le fond, présente, pour moi, deux éléments erronés que je souhaite corriger au plus vite.

Mon droit de réponse

Voici l’article en question : article du Ouest-France du vendredi 10 février 2023.

La pancarte d’information de la ferme Écopattes gérée par Pierre Giroux en Sarthe
La pancarte d’information est présente sur toutes les parcelles où se trouvent mes animaux

« Une morsure de son chien »

« Pour cause, avec le Covid, cet amoureux du grand air n’a plus supporté son quotidien, puis il a fallu changer d’appareil auditif après une morsure de son chien. « C’est drôle, mais c’est presque une chance. J’ai pu découvrir ces nouvelles technologies qui m’ont permis de me lancer », s’amuse le Charentais d’origine. »

Non, mon chien ne m’a pas mordu à l’oreille pour manger une prothèse auditive. Je trouve le propos assez grossier et grave, parce qu’il insinue que je possède un chien mordeur (alors que je souhaite travailler avec des écoles !). Oui, mon chien a bien mangé mes prothèses auditives, mais c’était au cours d’une nuit chez des amis puisque je les retire pour dormir. Ce n’est pas du tout la même chose !

« Une année de formation »

« C’est alors que Pierre Giroux entame une année de formation en tant que paysan créatif, elle lui donne les clés pour réussir son insertion et revenir plus déterminé que jamais, avec cette fois son troupeau : 80 moutons Landes de Bretagne, onze moutons d’Ouessant et deux poneys Shetland. »

Non, je n’ai pas fait un an de formation pour démarrer ma carrière agricole. J’ai réalisé un BP REA au lycée agricole de Rouillon, puis j’ai réalisé des petits jobs chez différents producteurs, pour ensuite effectuer la Formation Paysan Créatif proposée par la CIAP. Soit, un total de presque trois ans de formation.

Cette précision m’est importante, car des porteurs de projets, en élevage, en maraîchage ou en éco-pâturage peuvent me lire. Il ne faut pas croire qu’en une seule année, on obtient toutes les clefs et toutes les ficelles requises pour monter une ferme et en vivre. C’est un parcours de combattant !

Conclusion

Il me semblait important de préciser cela. En effet, les interprétations des uns et des autres peut vite porter préjudice à l’image de la ferme, or je ne souhaite pas qu’on évoque des choses fausses pouvant causer du tort, comme « la morsure » d’un chien à l’oreille…

C’est aussi le problème général des interviews puisqu’on possède peu de temps, mais surtout, nous n’avons aucun droit de relecture sur des articles, a-priori, classiques et basiques…

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